Interview > Valérie Perrin

Valérie PERRIN, autrice renommée originaire de Gueugnon, a accordé une interview à la Communauté de communes à découvrir ci-dessous.

 

Votre histoire personnelle et notre territoire vous ont-ils inspirés dans vos écrits ?
Complètement et ce, dans les trois romans que j’ai écrits : je parle de mon enfance, d’avoir grandi à Gueugnon, du cimetière de Gueugnon particulièrement dans mon deuxième roman Changer l’eau des fleurs. D’ailleurs, j’ai beaucoup de lecteurs qui se rendent sur place, afin de voir le cimetière, la maison du gardien et le potager auxquels je fais référence dans le livre. Et bien sûr, dans mon roman Trois, le refuge animalier est totalement inspiré de celui de Gueugnon, dont je suis marraine. Je parle aussi de la piscine, où j’ai passé mes étés et où je vais toujours quand je suis ici.

Votre scolarité dans les établissements gueugnonnais a-t-elle eu un impact sur votre envie d’écrire ?
Je garde beaucoup de souvenirs de mes années d’école à l’Ecole Pasteur avec mes institutrices, Mesdames Berniaud, Ducarouge, Grandjean et Bléton. D’ailleurs, cette dernière, qui apparait dans Trois, avait demandé à la classe d’écrire un texte et appréciait tant le mien que nous l’avions étudié. Je n’étais pas une bonne élève alors ce fut une très grande surprise d’être tant valorisée. Mon professeur de français au Collège du Vieux Fresne (Collège du Vieux-Colombier dans le roman) m’a également mis le pied à l’étrier : elle aimait mes rédactions et les lisait devant la classe. A l’époque, aussi étrange que cela puisse paraître, les professeurs fumaient dans les salles de classe : je me souviendrai toujours de Monsieur Binacchi qui déambulait dans les couloirs avec sa pipe.

 

Comment définiriez-vous le lien qui vous unit à notre territoire ?
Déjà, mes parents vivent toujours à Gueugnon, donc c’est très important pour moi. Mon frère a travaillé au service Culture de la commune pendant une quinzaine d’année. J’ai également encore beaucoup d’amis sur place. Je connais bien les commerçants gueugnonnais et je fais en sorte d’acheter mes cadeaux de Noël chez eux. Je regrette beaucoup la Maison de la Presse alors je lutte pour que les magasins des petites communes restent ouverts, d’autant plus lorsqu’il s’agit de lieux de culture. Et, quand je suis de passage, j’adore aller boire un café au Jade ou au PMU, face à l’église et au soleil, flâner au marché, me balader au Breuil.

Et à part Gueugnon ?
J’aime énormément les petits villages alentours, typiquement charolais : me promener autour de Toulon-sur-Arroux, à Rigny, à Issy-l’Evêque. J’ai pas mal d’endroits dans le où j’aime marcher, me baigner… D’ailleurs, au cours d’une séance de dédicaces près de Paris, une lectrice m’a parlé d’un lac tout près d’ici, entre Ecuisse, Le Breuil et Montchanin, le Lac de Montaubry. Et j’irai !

Avez-vous de nouveaux projets d’écriture ?
Mon quatrième volet devrait se passer à Gueugnon. Ce sera le portrait d’une femme, fan du FCG, sur une période de trente ans. Ce sera intéressant pour suivre l’évolution sociale. Pour ce roman, je vais bien évidemment m’appuyer sur l’histoire de mon oncle Gilles, ancien Président du club, de mon papa Yvan qui a été footballeur et journaliste sportifs et de tous ses amis. Quant au nom du roman, cela reste un secret.

Valérie PERRIN sera en dédicace au Refuge Annie Claude Miniau/ADPA de Gueugnon ce samedi 12 juin de 11h à 14h pour son roman Trois.